L’évolution du blues au Québec
Au Québec, le blues n’a pas connu une aussi grande expansion que chez nos voisins ontariens et américains. Les musiciens de blues des États-Unis ont commencé à se produire au Canada que durant les années 1930. Avant cette date, le bluesman Robert Johnson et son acolyte Johnny Shines ont joué à l’émission Elder Moten Hour, diffusée depuis Windsor en Ontario.
D’autres musiciens du Delta blues se sont produits au Canada dans de petits-bars et même à des festivals folk dans les années 60 à 70, tandis que les musiciens du Chicago blues jouaient dans des boîtes de nuit ainsi que dans les festivals de jazz comme le Festival international de jazz de Montréal dans les années 80.
L’évolution du blues au Québec en vidéo
Sources vidéos Youtube
Le p’tit train du Nord : Félix Leclerc
Ô rage électrique : Plume Latraverse
Caline de doux blues : OffenBach
The last fair deal : Pat The White
Blues Jam : Bob Walsh
Jim Zeller
Steve Hill and the Majestiks
Ne manquez pas de visiter ma Chaîne Vidéo sur
http://www.youtube.com/lebluesdhieraaujourd
Le blues est née aux États-Unies et par le fait même, il est chanté en anglais. Le Québec ne fait pas exception à cette règle. La grande majorité des bluesman au Québec chante en anglais. Le seul bluesman que je connais qui chante en français au Québec est Mike DeWay. Sur les quelques album à son actif, nous y retrouvons majoritairement ses compositions chantées en français.
Au Québec, le blues a commencé à se pointer le nez vers le début des années 60 et on se souviendra du “p’tit train du nord” de Félix Leclerc, Selon ma souvenance, c’est Félix Leclerc qui a composé le tout premier blues québécois.
Un peu plus tard dans les années 70, le blues commence à prendre sa place. Le premier à vraiment s’afficher comme bluesman a été nul autre que Plume Latraverse, qui a fait vibrer ses fans durant plus d’une décennie.
Durant la même période, Jerry Boulet aux commandes du groupe Offenback produisait un mélange de rock’n Blues québécois. Les deux chansons qui ont le plus marquées par leurs sonorités blues, ont été “Caline de Blues” dont Pierre Harel a composé les paroles, Jerry Boulet et Michel Lamothe, la musique. Le deuxième grand succès blues d’OffenBack aura été “Mes blues passent pu dans porte” interprété par Brean Leboeuf.
Durant cette même période, le groupe Beau Dommage fait un clin d’oeil au blues avec leur succès “Le blues d’la métropole”.
Un peu plus tard, dans les années 80, certains musiciens de jazz comme Oliver Jones, Vic Vogel et Oscar Peterson font des incursions dans le blues et contribuent largement à influencer le blues moderne québécois.
Aujourd’hui, la plupart des bluesman québécois, connaissent une certaine popularité qu’à l’intérieur de leur ville, de leur région ou de la province. Cependant, quelques-uns se démarquent en dehors du Québec et se sont bâti une solide réputation internationale grâce à des tournées en Europe et aux États-Unis.
Parmi eux, notons “Pat The White”, ce gaspésien de souche pure et dure qui joue un blues plus rock et je dirais même un rock un peu blues.
Bob Walsh ne passe pas inaperçu au Québec. Depuis plus de 30 ans, ce guitariste-chanteur nous fait profiter de sa voix mémorable… toujours avec cette même passion qu’on lui connait.
Un autre québécois du nom de Jim Zeller, possède une incroyable feuille de route. Jim a accompagne à l’harmonica des légendes du blues comme B.B.King, Muddy Waters, John Lee Hooker, Albert Collins et Frank Marino.
Steve Hill, un gars de Trois-Rivière au Québec, a pris rapidement une place de choix dans le monde du blues. Steve Hill a partagé des scènes majeures avec des grands du blues tel que B.B. King, Jimmie Vaughan, Buddy Guy, Johnny Lang, ZZ top et plusieurs autres.
Si le blues se porte bien au Québec, c’est aussi grâce à un public qui aime le blues et nous pouvons le constater en assistant aux différents festivals et évènements blues.
Il aura fallu un demi-siècle pour que le blues gagne le cœur des québécois et ce n’est pas terminé, ça ne fait que commencer.
Pas mal, Pat the White. Et sa guitare sonne bien aussi (normal, c’est une Takamine, comme la mienne
). Le début de sa chanson me fait penser un peu à la chanson « I am a man of constant sorrow » du film O’brothers (http://www.dailymotion.com/video/xh4q7_georges-clooney-i-am-a-man_news).
En revanche, je n’arrive pas à voir la première vidéo : « Intégration désactivée sur demande ».
J’ai placé un lien vers la vidéo de Jerry Boulet.